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Les Nouvelles de Quant'Homme - Page créée le 15/09/2004

 

Pétrole - Carburants verts - Bio carburants - Huiles végétales - Agriculteurs - Agropétroliers

 

Rappel de nos nouvelles du 10 décembre 2004

et mise à jour du 15 septembre 2005

Pétrole : les réserves s’épuisent
Une pénurie certaine est prévisible pour 2007

Extraits de l’article de Michael C. Ruppert http://www.hopedance.org/new/issues/47/article2.html
d’après un discours prononcé au Commonwealth Club San Francisco le 31 août 2004.
M Ruppert est l’auteur d’un ouvrage récent ‘’Crossing of the Rubicon: The Decline of the American Empire at the End of the Age of Oil, (Franchir le Rubicon ou le déclin de l’Empire américain à la fin de l’âge du pétrole).

Article repris par www.integrityresearchinstitute.org dans Future Energy eNews du 5 décembre 2004

Nous n’apprendrons rien à personne en disant que ce pétrole est partout dans nos civilisations, dans notre vie courante et qu’il vaudrait mieux le conserver pour des usages plus nobles.

Nous empruntons ces extraits à l’excellent article de Michael Ruppert :

« Il y a entre 600 et 700 millions de véhicules à moteur à combustion interne sur la planète. Même si on faisait tourner 600 millions de nouveaux véhicules fonctionnant avec autre chose, quelle serait la demande en pétrole compte tenu de sa présence partout, pneus compris ? ...
Les ventes de véhicules faites par G. M. en Chine ont grimpé de 300 % en un an. La Chine vient de remplacer le Japon en tant que second plus grand importateur de pétrole et est désormais en compétition avec les USA pour ce qui reste de réserves sur la planète.
M Ruppert passe rapidement sur la contribution de l’hydrogène ? mauvaise plaisanterie qui crée de faux espoirs car selon le EV Magazine, la durée de vie moyenne d’un moteur à pile à hydrogène, pourtant très cher est de 200 heures (ndlr : chiffre étonnant).

Rapide survol de l’état des réserves en pétrole

Les gisements sont en déclin rapide depuis 1962, et la demande a fait une montée vertigineuse.
L’année 2007 devrait être capitale, c’est l’année où la production n’irait plus avec la demande, selon une étude publiée dans Petroleum Review. L’étude porte sur des méga projets : ceux ayant des réserves de l’ordre de plus de 500 millions de barils et le potentiel de produire plus de 100.000 barils/jours.

N’oublions pas que la planète consomme un milliard de barils de pétrole (ou 2 méga gisements) tous les 11 à 12 jours.

Le taux de découverte de méga projets s’est réduit à presque rien : en 2000 : 16 découvertes, en 2001 : 8 et en 2002 seulement 3. Comme il s’écoule en général 6 ans (au mieux 4 s’il existe une infrastructure) entre découverte et production…
En 2003, 7 nouveaux projets ont commencé à produire, en 2004 on pense en voir 11, 2005 sera le sommet avec 18 projets attendus, en 2006 on chute à 11. Mais en 2007 seuls 3 nouveaux projets sont prévus pour entrer en production suivis de 3 en 2008. Aucun nouveau projet n’est en piste pour 2009 et 2010.

Le tiers du pétrole consommé sur la planète provient de champs qui s’épuisent à un taux de 4 %, chaque année la capacité globale de production diminue de plus d’1million de barils / jour, seules de nouvelles productions pourraient compenser ce déclin.

Fragilité du système de production globale

Il suffit d’un sabotage de pipe line en Irak et en un jour les prix grimpent. Annonce-t-on que Vladimir Poutine ralentit le géant pétrolier russe Yukos et les prix chutent ou grimpent si on dit qu’il va vendre ses actifs et confisquer ses liquidités. On s’inquiète de voir si Hugo Chavez, au Venezuela pourrait être destitué et les prix grimpent. Observez Chavez, méprisé par l’administration Bush, qui a gagné sa septième élection en autant d’années et les prix chutent.

Malgré des assurances répétées du gouvernement saoudien qu’il pouvait et était en train d’augmenter la production, il y a de plus en plus de preuves qu’il ne peut pas. Le pic de production est atteint : à Ghawar, le principal gisement super géant découvert il y a plus de 60 ans et qui aurait des réserves estimées à presque 100 millions de barils on pompe 55 % d’eau et quand ce pourcentage arrive entre 70 et 80, les gisements s’effondrent. La course à la production accélère la destruction de champs pétrolifères qui, autrement, pourraient durer plus longtemps.

Il faudrait découvrir 3 nouveaux Ghawars dans les 10 à 15 prochaines années, mais il n’y en a eu qu’un et pas d’autre comme ça depuis.
En 2003 selon une major du pétrole on n’a pas découvert un seul méga gisement de l’ordre de 500 millions de barils ou plus.

En 2007 la capacité de production aura décliné de 3 à 4 millions de barils/jour, compensés par les 8 attendus des projets à venir dans les prochaines années. Reste donc 4 millions de capacité d’épargne mais comme la demande globale monte de 1 million de barils/jour chaque année il suffit de 3 ans pour que le petit million d’économie restant disparaisse, probablement avant 2008.

Sauf grandes guerres ou destruction d’infrastructures, la fourniture de pétrole paraît pouvoir tenir jusqu’en 2007, il pourrait même y avoir des baisses de prix, mais les pénuries devraient se produire en 2007 particulièrement si quelque chose stoppait une partie de la production. Si aucun nouveau projet n’est trouvé, à la fin de l’année de sévères pénuries arriveront sans autre cause que la demande croissante...

Le problème des prix actuels du pétrole viendrait du fait que l’on manque de raffineries, et que l’on n’en construit plus, mais c’est tout simplement parce que les pétroliers n’entreprennent plus de projets coûteux d’exploration ni de constructions sachant qu’il n’y a plus beaucoup de pétrole à trouver.

En 10 ans il faudrait trouver 10 nouveaux gisements comme ceux de la Mer du Nord. Le Britain's North Sea, comme Alaska's North Slope sont en train de tarir : les plateformes ferment, les employés se retrouvent au chômage.

L’ancien ministre de l’écologie anglais Michael Meacher dit : « nous allons vers la plus forte et peut-être la plus violente dislocation de la société »

Face à la pénurie annoncée de nombreux états prennent des mesures

Le plus grand fournisseur d’électricité d’Angleterre a annoncé une augmentation de 40 % de ses tarifs pour 2005. Quand le déclin de la production de pétrole en Mer du nord a été annoncé, tous les prix ont doublé l’an passé et la menace d’un chômage important est là.

L’Argentine qui fait face à une grave crise menaçant la sécurité de toute la région a réduit de 15 % ses exportations de gaz naturel vers le Chili, menaçant ainsi la production d’électricité chilienne. L’Argentine cherche du pétrole pour produire son électricité et pour ses transports alors que les fournitures aux ménages ont diminué.

Selon la BBC de nombreux pays d’Asie craignent pour leur économie.

Il y a seulement 2 semaines, l’Australie, anticipant sur de futures crises, a ordonné un examen d’urgence sur le carburant. En juin ils ont fait des tests pour voir comment le gouvernement et le pays se comporteraient en cas de pénurie de pétrole.

Le 25 août 2004 le Brésil a ouvert des négociations avec l’Equateur pour remplacer ses ressources pétrolières en baisse.

Quant à la Chine avec des récoltes qui diminuent rapidement, on craint une grave crise alimentaire. Hong Kong, Hangzhou et Shangai sont confrontés à des coupures qui stoppent l’activité des usines, et des commerces. Les importations chinoises de pétrole ont augmenté de 15 % dans le seul premier trimestre 2004. Anticipant un conflit armé dans la région, la Chine a décidé la construction d’un pipe-line traversant la Birmanie et allant à l’Océan Indien de manière que les tankers alimentant la soif grandissante de la Chine n’aient pas à passer dans une région qui devient très dangereuse.

L’Allemagne va instituer des ‘’passeports énergie domestique’’ et a entrepris de sérieux efforts dûment planifiés pour réduire la consommation d’énergie. Le chancelier Shroeder, à la suite des révélations que Shell avaient revu 4 fois dans l’année ses estimations des réserves, demande au pays du G8 de mandater une transparence totale et vérifiable dans tous les chiffres sur les réserves pétrolières.

L’Inde, dont les importations ont grimpé de 23 % en un mois se dirige vers une réserve stratégique de pétrole.

L’Indonésie membre de l’OPEC a annoncé que sa production chuterait de façon significative vers 2008 .

Le Japon, ignorant l’opposition inflexible de Washington a signé un important contrat sur le pétrole avec l’Iran, en même temps qu’il se querelle avec la Chine, le Vietnam et les Philippines sur des gisements relativement petits dans les îles Spartaly dans la Mer du sud chinoise. Trois lois ont été introduites au parlement japonais : elles suspendraient sa constitution non violente et permettraient un réarmement à grande échelle.

La Russie, ayant récemment admis que ses réserves de pétrole sont limitées et que la production pourrait commencer à baisser vite dans les 5 prochaines années, a annoncé la construction d’un pipe line allant de ses gisements de Sibérie aux ports du Pacifique, Vladivostok et Sakhalin. Elle est ainsi d’accord pour vendre son pétrole au Japon, à la Corée et au Philippines. L’autre choix pour les Russes était de faire arriver le pipeline en Chine centrale.

"This Week in Petroleum", a publié que des pays qui ne font pas partie de l’OCDE ont commencé à faire des réserves et se sont mis à acheter tout ce qu’ils peuvent même à des prix qualifiés par certains d'inflationnistes.

En Thaïlande, des couvre-feux ont été imposés deux nuits par semaine…

Dans le monde entier les compagnies pétrolières n’investissent plus, elles vendent leurs actifs, licencient des employés. La semaine dernière le géant Total a fait une offre d’achat de Royal Dutch Shell.

Ici, aux USA les prix du pétrole ayant grimpé, de grandes compagnies aériennes (United) ont songé à faire une razzia sur les fonds de pension de la société pour compenser les coûts plutôt que d’être en faillite.

Et ceci n’est que le début…

Notez bien que lors des dernières élections américaines aucun des candidats n’a parlé de toutes ces choses au peuple…

Et Michael C. Ruppert conclut : « Est-ce que la totalité de l’expression humaine et de sa réussite se résume à cela : les marchés ? »

L’auteur indique un certain nombre de références

Des livres sur la fin du Pétrole:
The End of Oil: On the Edge of a Perilous New World, by Paul Roberts (2004)
Out of Gas: The End of the Age of Oil, by David Goodstein (2004)
PowerDown: Options and Actions for a Post-Carbon World, by Richard Heinberg (2004)
High Noon for Natural Gas: The New Energy Crisis, by Julian Darley (2004)
Hubbert's Peak: The Impending World Oil Shortage, by Kenneth S. Deffeyes (2003)
The Party's Over: Oil, War and the Fate of Industrial Societies, by Richard Heinberg (2003)

Principales sources sur le pic pétrolier

Deux conférences sur ce sujet et ses implications sur notre civilisation ont eu lieu en 2003 à Paris et 2004 à Berlin, l’auteur y assistait. Dans ce même laps de temps, suffisamment avertis de la réalité de ce pic pétrolier atteint, de grands medias comme CNN, BBC, New York Times, The Economist et bien d’autres commencent à changer de cap lentement en se détournant un peu de leur habituel ‘’façonnage’’ d’opinion (formatage ? ).

De quoi faire le point avec quelques publications

"The End Of Cheap Oil" - National Geographic (cover story), June 2004.
"What To Use When The Oil Runs Out" - BBC, April 22, 2004
"Adios Cheap Oil" - Interpress News Agency, April 27, 2004
"G7: Oil Price Threatens World Economy" - Moscow Times, 4/26/04
"World Oil Crisis Looms" - Jane's, 4/21/04
"US Procuring The World's Oil" - Foreign Policy in Focus, January 2004
"Are We Running Out Of Oil? Scientist Warns Of Looming Crisis" -
ABCnews.com, 2/11/04
"Blood, Money, And Oil" - US News, 8/18/03
"Soaring Global Demand For Oil Strains Production Capacity" - Wall Street Journal, 3/22/04.
"Check That Oil" - Washington Post, 11/14/03
"China's Demand For Foreign Oil Rises At Breakneck Pace" - Knight Ridder, 1/26/04
"World Oil And Gas Running Out" - CNN, 10/02/03
"Debate Rages On Oil Output By Saudis In Future" - New York Times, 2/25/04
"Fossil-Fuel Dependency: Do Oil Reserves Foretell Bleak Future?" - San Francisco Chronicle, 4/02/04
"The End Of The Oil Age: Ways To Break The Tyranny Of Oil Are Coming Into View. Governments Need To Promote Them" - The Economist, 10/23/03

 

Nos commentaires


En reprenant le titre de la BBC :
“Que pourrons-nous utiliser quand il n’y aura plus de pétrole ?"


Quelques unes de nos réflexions… sans prétentions.


Ces pénuries annoncées vont effectivement entraîner du chômage en amont et en aval. Le chômage induit par la fermeture des puits de pétrole encore en exploitation pour peu de temps (à l’échelle planétaire c’est quasiment zéro) pourrait se résorber dans des transferts de technologies et dans le développement (si possible accéléré de nouvelles). On nous a dit parfois qu’avec des moteurs-générateurs à énergie libre on allait mettre tout le monde au chômage. Déjà, vu les difficultés et les barrages faits aux technologies qui dérangent, nous ne nous faisons aucune illusion : cela ne pourrait pas arriver en masse et se confronter brutalement à l’existant.

...Nous pensons toujours que des transferts de technologies décidés après consultation de tous les acteurs sociaux, permettraient au contraire de créer des emplois proches des gens, rénovant le tissu social plutôt troué dans le monde rural particulièrement.

Cette vue n’est pas utopique, même si elle suppose tout de même une volonté politique sous-jacente. Face à une crise d’une gravité sans précédent, paralysant l’économie de tout un pays, les dirigeants seraient-ils toujours liés aux lobbies ? sans tenir compte de la grogne populaire et de l’écroulement de l’économie ?

Alors, que pourrons-nous utiliser quand il n’y aura plus de pétrole ?

Ne soyons pas naïfs, si notre réflexion nous fait faire un petit bout de chemin dans ces problèmes, avec seulement le bagage du citoyen lambda, d’autres spécialistes de ces questions se penchent dessus, et depuis plus longtemps qu’on ne peut sans doute l’imaginer.

D’aucuns pensent même que cet engagement des pétroliers sur les biocarburants pourrait se révéler être une mainmise – encore - sur le consommateur. Ils apparaîtraient alors comme les sauveurs de la situation, grâce à eux  : on pourrait continuer de rouler. Il suffit d’adapter les moteurs au niveau allumage et recalibrage de l’injection pour supporter les nouveaux mélanges de carburants verts.

Et en prime ces sauveurs apporteraient une solution en agriculture.

Le scénario est loin d’être aussi irréaliste. Actuellement les petites propriétés agricoles disparaissent, soit totalement ou phagocytées par de plus grandes. Il suffirait que les subventions baissent ou s’arrêtent pour que se libèrent des hectares et des hectares de terres de paysans ruinés, sans compter les millions d’hectares déjà en jachère.

A ce moment là, qui pourra avoir les moyens d’acquérir des domaines de 300 ha et plus ? Certainement pas les jeunes agriculteurs qui ne seraient plus suivis par les banques puisqu’ils n’auraient plus de subventions. Resteraient alors les sauveurs, les agropétroliers reconvertis dans la production du bio carburant (on dit bio mais enfin…).

N’oublions pas que, de nos jours, dans le monde, des paysans sont contraints de laisser tomber leurs cultures vivrières pour faire pousser le pavot ou la coca, et c’est leur seul moyen de survie…


Voici un court extrait d’un article (découvert lors de la préparation de cette page) de Alain Jemain, paru dans L’Usine Nouvelle n° 2940 de novembre http://www.usinenouvelle.com
Article intitulé :


« Les bioraffineries sur la voie de l’industrialisation : du biocarburant obtenu à partir de résidus forestiers ou de cultures annuelles, c’est aujourd’hui envisageable. Un pilote industriel devrait bientôt démarrer en France. »


"Actuellement des équipes du CEA, de l’IFP (Institut Français du Pétrole) et du CIRAD (Centre de coopération International de Recherche Agronomique pour le Développement) mènent des recherches qui portent aussi bien sur le matériel que sur la culture de végétaux afin que cette nouvelle filière soit rentable. L’objectif est de produire 2 à 3 tonnes d’hydrocarbures par hectare...

...Des projets tous azimuths : Shell en Suède, au Canada et en Australie, DuPont aux USA, les Finlandais VTT et Sydkraft, Volkswagen ont également engagé des projets pour produire des biocarburants, de l’hydrogène, de la chaleur et/ou de l’électricité avec d’importants soutiens des états et des régions. Dans le sillage de ces expériences, la commission européenne devrait très prochainement annoncer un programme d’action biomasse. Et l’OCDE dans un rapport rendu public début septembre, affirmait que la biomasse et les bioproduits constituaient ‘’ une option durable pour remplacer les combustibles fossiles et fournir massivement énergie et matériaux’’. A condition, bien sûr, que les gouvernements changent de stratégie et encouragent, par des incitations financières, les technologies innovantes. "

Et si, comme certains le pensent – judicieusement - ces agropétroliers arguant d’une volonté due à la nécessité d’augmenter encore plus la production, pensaient introduire dans les champs des cultures adéquatement modifiées génétiquement ? Pas possible ? Pas si sûr. Après tout l’argumentaire serait facile : ce sont seulement des plantes OGM qui ne se mangent pas, donc pas de risques puisque personne ne boit le contenu du réservoir de sa voiture. Mais, face à la pénurie de carburant et devant la nécessité de se déplacer ‘’ça’’ passerait facilement et pendant ce temps-là les pollens OGMisés s’envoleraient tranquillement dans toutes les campagnes. (2)

 

Petit couplet optimiste

En attendant, de notre côté, sans avoir la panacée nous pensons avoir apporté notre petite pierre à la construction d’un monde pouvant survivre :

les réalisations de PMC Pantone ou des moteurs adaptés et montés façon Pantone se multiplient

des professeurs se mettent à expérimenter

des élèves de grandes écoles choisissent leur TIPE (1) sur ce système

l’effet boule de neige est maintenant bien amorcé.


Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à s’équiper de ce système si simple et qui leur permet de substantielles économies tout en polluant pratiquement plus.

Rien qu'avec ce système, d'irréductibles ''gaulois'' arriveront toujours à s'en  sortir et même à aider les autres et inventer d'autres choses et / ou tirer un parti astucieux de ce qui leur tombera sous la main . On dit ''impossible n'est pas français'' n'est-ce pas !

Et puis pourquoi des états moins’’ coincés’’ que d’autres n’adopteraient-ils pas ce type de technologie si simple et économique ?

S’ils ne le font pas, de toutes façons, la société civile le fera, les français en général et surtout les agriculteurs sont des as du système D, et heureusement ! Voir ou revoir l’article " L’autarcie énergétique dans le monde agricole de MM. Plas et David"


GARDEZ ESPOIR, IL Y A PLEIN DE BONNES VOLONTES QUI TRAVAILLENT DISCRETEMENT MAIS TRES CONCRETEMENT ET QUI LE JOUR VENU SERONT BIEN APPRECIEES PAR LEUR ENTOURAGE.

Merci à tous ceux qui en sont les acteurs

(1) voir pages 6 et 7 ENSI Saint-Etienne http://www.scei-concours.org/tipe/rapport_2003/sujet_c_pt.pdf pages 6 et 7 particulièrement, toutefois les termes moteur Pantone sont encore inadaptés
(2) C’est d’ailleurs la commission européenne qui a donné son feu vert pour les OGM alimentaires

 


Rappel de nos nouvelles du 19 décembre 2004

Biocarburants, carburants alternatifs.

deux extraits d'un article de 4 pages de Bruno Mortgat paru dans la revue Environnement & Technique

n° 241 Novembre 2004

 

Toujours dans la même revue :

Le Syndicat des Energies Renouvelables (SeR) est très attentif aux évaluations des projets présentés par les industriels. Il serait  très dommageable que le critère du coût soit le seul retenu au détriment des critères technique et environnemental pour lesquels se prononce le SeR . Les industriels étrangers qui disposent déjà d'un marché domestique et ont atteint une taille importante risquent d'être favorisés.

La Commission de régulation de l'Energie (CRE) devrait préciser le calcul de ces critères pour la biomasse, le biogaz et l'éolien offshore et terrestre pour les offres à déposer avant fin janvier 2005

La volonté gouvernementale (en France) est de réaliser 4 nouveaux sites de biocarburants et faire passer la production de 0,45 Mt à 1,25 Mt d'ici à 2007.

De nouveaux débouchés se présentent pour les agriculteurs, en biocarburants et éolien, un protocole FNSEA/APCA-SeR existe depuis octobre 2002.

Des milliers d'emplois peuvent être créés d'ici à 2010, des millions de tonnes de CO2 (7) ne viendraient plus polluer notre atmosphère...

Pour plus de détails, voir la revue ou le site http://www.pro-environnement.com

 

Un petit commentaire

La valorisation de cultures destinées à produire du carburant vert ainsi que celle des huiles alimentaires usagées est déjà une réalité. C'est une voie non négligeable vers la réduction de la pollution. Des industriels, Novaol (groupe Beghin-Say) pour l'Italie et Vital pour l'Allemagne sont bien implantés sur ce marché.

L'évolution probable ? compte tenu du déclin des gisements de pétrole, des pénuries prévues et surtout du coût croissant des hydrocarbures, elle ne pourra qu'être en expansion comme toutes les filières de valorisation de déchets.

Toutefois, dans le domaine des biocarburants, la technologie industrielle actuelle comprend  différentes opérations de filtrage et de purification, ce qui augmente le prix de revient du biocarburant. Ces coûts  même confrontés à une pénurie et/ou une augmentation formidable des prix des produits pétroliers et même avec le soutien d'incitations fiscales par les gouvernements, se répercuteraient à la pompe.

C'est là que des Processeurs Multi Carburants comme le PMC Pantone qui est en train de se répandre (façon tache d'huile *...) dans le monde rural en particulier, pourraient permettre de faire fonctionner des moteurs avec des huiles de récupération purifiées simplement (avec les filtrages nécessaires à la portée de particuliers) mais dont le prix de revient resterait faible et la production décentralisée.

Seuls les agriculteurs pourraient se libérer d'une telle dépendance ?

Mais, alors, le consommateur non agriculteur, serait toujours dépendant (comme avec les hydrocarbures actuels) des grands groupes industriels. Ne serait-ce qu'en raison de la sophistication actuelle des nouveaux systèmes d'injection qui ne supporteraient que des produits  très purifiés.

Autrement dit, face à une pénurie d'essence, comment, du jour au lendemain, pourrait  rouler M. Tout le monde avec sa voiture à essence non adaptée au carburant vert ? (qui est seulement  présent actuellement dans l'essence à raison d'un peu plus de 1 %).

C'est là particulièrement que se révèlerait toute l'utilité de la mise en place rapide et peu onéreuse de PMC Pantone. C'est actuellement le seul système, à notre connaissance en tout cas, rapidement réalisable (le Plasmatron du MIT n'étant pas vendu encore, mais on en reparlera) qui permet de faire fonctionner un moteur essence avec divers carburants, comme son nom l'indique bien :

PMC Pantone : Processeur Multi Carburants Pantone

C'est en effet le meilleur nom qu'on puisse lui donner (en attendant des caractérisations plus précises qui lui en feraient attribuer un autre ) et en tout cas JAMAIS le nom de moteur à eau comme on le voit, hélas, encore trop souvent mentionné, même avec des guillemets.

Grâce au PMC pas besoin de se demander s'il y a 1%, ou 5 % de diester dans le carburant  acheté à la pompe, carburant préparé par les pétroliers et où est incorporée la quantité de biocarburants qu'ils décident d'y mettre en  accord avec les constructeurs automobiles.

N'oubliez pas : le PMC Pantone est une micro-raffinerie embarquée.

De plus grâce à la demande réduite de carburant par des montages de PMC Pantone ou façon Pantone (en dopage à eau) largement répandus, il n'y aurait pas de nécessité de produire d'aussi grandes quantités de carburants que celles actuellement distribuées. On peut tout à fait imaginer que les besoins pourraient être réduits au quart de ceux actuels, ce qui entraînerait également une réduction des surfaces cultivées pour les carburants verts.

 


15 septembre 2005

Actualités : il ne se passe pas de journal télévisé, toutes chaînes confondues qui ne vous parle pas des biocarburants que vous pouvez mettre dans vos moteurs... et on n'a pas fini d'en entendre parler... 

01.09.2005

Nouvelles mesures sur les énergies propres : Le premier ministre, M. Villepin souhaite que l'objectif d'incorporation de biocarburants à 5,75 % soit anticipée à 2008 au lieu de 2010.

08.09.2005

Bruxelles embraye sur les biocarburants

Bruxelles entend tout mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs européens en matière de consommation de biocarburants. Début août, la Commission européenne a discrètement lancé un appel d'offres d'une valeur total de 1,1 million d'euros afin de financer 3 études techniques (d'une durée de 2 ans) et la constitution d'une association européenne qui chapeauterait l'ensemble de l'industrie des biocarburants dans l'Union. L'appel d'offres se clôture le 22 septembre et les soumissionnaires seront connus le 5 octobre. Bruxelles va financer une étude qui vise à améliorer la norme européenne EN 14214 sur le biodiesel afin de prendre en compte la possibilité de l'utilisation de biodiesel pur, et de biodiesel provenant d'autres sources que l'huile de colza (huile de tournesol, suif, voire huiles de friture). Une autre étude concerne l'utilisation de bioéthanol pur dans les moteurs à essence. Enfin, la 3e étude examinera les possibilités déjà prometteuses d'utilisation d'éthanol dans les moteurs diesel, les mélanges bioéthanol - gazole et le remplacement du méthanol par du bioéthanol dans la production de biodiesel. Mais le plus surprenant, c'est le financement (à hauteur de 400.000 euros) de la création d'une association européenne sectorielle, afin de relayer ses actions au sein de l'industrie, de faire connaître les résultats des études et de s'assurer d'avoir toujours un interlocuteur représentatif de tout le secteur.
 

Journal de l'environnement http://www.journaldelenvironnement.net/fr/index/index.asp

 

Alors, en attendant de passer à la pompe en 2008 pour acheter du carburant à  5,75 % vert que faire : ?

  • acheter de l'huile premier prix ? (attention, ne vous trompez pas, ne mettez pas du gazole ou du SP95 pour faire votre salade !)     ;-)))

  • se munir de presses à huile ? il serait question de légaliser l'utilisation de l'huile dans les moteurs...

  • garder un bout de terrain pour faire son colza ?  mais ne copiez pas sur les agropétroliers,  ne bourrez pas votre terre d'engrais pour augmenter le rendement !

  • expérimenter un PMC selon Pantone ? si vous pouvez, beaucoup l'ont déjà fait, c'est très efficace

  • rechercher une solution de déplacement non polluante ? oui, on sait, ce n'est pas facile !

  • cultiver de l'herbe à éléphant ? pour recharger "in fine" les batteries de votre voiture électrique, etc.

Ce n'est pas une blague

 

" La Grande-Bretagne innove dans le domaine de la production d’énergie en lançant cette année la construction de sa première usine électrique fonctionnant à l’herbe. Pas n’importe quelle herbe : cette usine brûlera du miscanthus, appelée herbe à éléphant à cause de sa taille. Cette plante qui ressemble à la canne à sucre pousse jusqu’à trois mètres de haut, d’où son nom : les éléphants peuvent s’y cacher.

La construction de cette usine, dans le Staffordshire, au centre de l’Angleterre, coûtera 9,4 millions d’euros. D’après Eccleshall Biomass, la compagnie qui a monté le projet, la quantité de CO2 rejetée n’excèdera pas la quantité absorbée par la plante lors de sa croissance. Comparée à une centrale classique, cette usine fera l’économie d’une tonne de CO2 rejetée par heure. Les agriculteurs du Staffordshire ont commencé à cultiver le miscanthus en 2004 en prévision de ce projet.

La diversification des sources d’énergie fait partie du plan du Premier Ministre Tony Blair pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de son pays.

Le miscanthus, aussi appelé herbe à éléphant, est une monocotylédone de la famille des poaceae qui ressemble à la canne à sucre. C’est une plante vivace à rhizome avec un métabolisme de type C4 (métabolisme rendant la photosynthèse plus efficace à haute température, présent aussi chez le maïs).

Le miscanthus peut être implanté dans la plupart des sols arables, en évitant cependant les sols hydromorphes, lourds, compacts et trop exposés au gel précoce. Il s’implante au printemps par des micro-plantules ou des morceaux de rhizomes. La densité optimale est de 10 000 plantes/ha. Le désherbage est nécessaire uniquement durant les deux premières années de culture, ensuite le miscanthus empêche le développement des adventices par concurrence.

La récolte a lieu tous les ans en fin d’hiver lorsque les tiges sont desséchées (60 – 80% de matière sèche) et dépourvues de feuilles. Une ensileuse à maïs peut être utilisée pour cette récolte, fournissant ainsi un combustible déchiqueté. Le rendement du miscanthus présente un intérêt remarquable, environ 20 tonnes de matière sèche par hectare à partir de la 3 ou 4ème année de culture. "
 

C.D. le point 09/06/05 - N°1708 - Page 28 - communiqué par un de nos lecteurs (Merci Pierre B.)

 

Et pour les chauffages...

Parlez en autour de vous ...vous saurez que les factures de fuel sont le cauchemar de personnes âgées seules à habiter dans leur maison. Elles tiennent à y rester, le maintien à domicile c'est très bien et moins coûteux pour la collectivité que le placement en maison de retraite (et c'est bien pour ça qu'il est recommandé, non ?) Mais actuellement combien en sont à envisager de vendre ?

Il y a aussi tellement de gens qui n'ont plus les moyens de remplir leur cuve.

Vous entendrez parler des prix qui grimpent pour presque tous les produits en raison de l'augmentation des coûts des carburants...bref, ça n'en finit plus, ça touche tout le monde,  c'est la grogne générale pour tous ceux - nombreux - qui n'ont pas des moyens élevés et nous avons entendu des agriculteurs dire que si on les embête chez eux parce qu'ils carburent avec leur huile, ils ressortiraient les fourches ! Bon sang !