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DOSSIER PANTONE : LES PAGES DE MICHEL DAVID

 

PAGE 15

INFORMATIONS GENERALES - COMBUSTION DE L'EAU

Page créée le 12/03/2004



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Après plusieurs mois de silence, pendant lesquels j'ai eu la satisfaction de constater que beaucoup s'intéressent à l'invention de Monsieur Pantone, je reprends la plume. Je dis beaucoup, mais je sais que ce sont des milliers de gens dans le monde entier qui se passionnent pour cette affaire.

Je surveille également les discussions sur le Forum PMC-France, et cela m'a encouragé à faire cette nouvelle page pour remettre au premier plan quelques évidences sur les carburants, les moteurs etc.

Je pense qu'il est bon, lorsqu'on travaille sur un sujet quelconque, de faire de temps en temps le point sur les connaissances scientifiques bien établies en la matière. Ainsi, par comparaisons, nous pourrons peut-être avancer un peu dans cette affaire Pantone.


CONNAISSANCES GENERALES EN MATIERE D'ENERGIE, DE MOTEUR, ET DE PUISSANCE.

Un moteur, qu'il soit à explosion (essence, gaz) ou à combustion interne (Diesel), brûle dans tous les cas un mélange carburant/comburant, c'est à dire un carburant quelconque mélangé avec de l'air contenant l'oxygène qui est le comburant.

Mais, un litre de ce mélange parfait (air/carburant), contiendra potentiellement plus ou moins d'énergie selon le carburant choisi.

Quand on "bricole" sur les moteurs, on doit avoir toujours cela à l'esprit pour interpréter correctement les résultats observés avec les différents mélanges expérimentés et, ne pas comparer ce qui n'est pas comparable.



VOICI LE POUVOIR CALORIFIQUE DE 1 LITRE DE MELANGE TONNANT CONSTITUE DE DIFFERENTS CARBURANTS

à la température ambiante de 10 à 15°
Le mélange tonnantContient (calories)Réel (calories)
Air + essence pulvérisée0,7680,720
Air + butane0,843
Air + propane0,845
Air + méthane0,760
Air + gaz de houille0,715
Air + acétylène0,990
Air + oxyde de carbone0,870
Air + hydrogène0,880
Air + gaz de gazogène 0,590
Air + alcool0,8000,760
Air + gas-oil routier0,600
Air + fuel de chauffage0,570
Air + GAZ PANTONE??

Ces chiffres sont théoriques, ils correspondent à une combustion totale du carburant sans excès ni manque d'air, soit un mélange parfait.

Sur le plan pratique, les pouvoirs calorifiques des mélanges avec carburants gazeux pourront avoir toute leur efficacité, pour les autres, selon la finesse de leur pulvérisation, il y aura une perte à cause des imbrûlés.

Ce petit tableau est une bonne base de réflexion, il permet de calculer approximativement (50% pour un moteur classique) les pertes calorifiques par les gaz d'échappement, ce qui va être utile par la suite pour calculer la possible "consommation d'eau" avec le dispositif de Monsieur Pantone.

Maintenant que nous avons quelques chiffres sous les yeux, nous allons pouvoir commencer à réfléchir positivement en ne perdant pas de vue qu'il n'y a pas de miracle en matière d'énergie.

En examinant le tableau, on voit du premier coup d'oeil, les variations de puissance développée par un même moteur conçu au départ pour brûler de l'essence, si on l'alimente avec des mélanges tonnants fait avec des carburants différents (sauf pour les fuels à moins qu'ils ne soient passés par le réacteur Pantone).

Ce tableau peut peut-être nous aider à nous faire une idée sur ce mélange plus ou moins gazeux qui sort du réacteur et dont la composition est sûrement variable selon le carburant qu'on y introduit.

Nous savons finalement peu de chose sur ce mélange gazeux, Toutefois dans ma "PAGE 8", je présente un petit brûleur de ma réalisation qui peut nous apprendre beaucoup.

Parmi vous, certains s'y sont intéressés : c'est un moyen simple de s'apercevoir de certaines particularités de ce mélange gazeux et même des difficultés qu'il peut y avoir à régler le réacteur la pulvérisation etc.


OBSERVATIONS FAITES SUR MON PETIT BRULEUR " A LA PANTONE " FONCTIONNANT AU FUEL DE CHAUFFAGE

1 - A l'allumage à froid, ce qui sort du réacteur n'est que du fuel pulvérisé, qui brûle normalement avec une flamme jaune.

2 - Au bout de 2 minutes le réacteur étant chaud, ce qui en sort brûle avec une flamme bleue de 2 ou 3 cm, puis la flamme devient de plus en plus courte, brûle à l'intérieur même du bec et est pratiquement invisible avec un bruit de chalumeau.

3 - A ce moment là, une lame d'acier (scie à métaux) introduite dans la flamme, devient rapidement blanche et forme la goutte.

4 - Si on éteint la flamme, le produit qui sort du réacteur prend l'aspect de la fumée de cigarette par mélange avec l'air ambiant. Il faut noter, qu'en trois à quatre secondes, cette fumée occupe deux ou trois m3 d'espace.

5 - L'odeur qui envahit l'espace est celle d'un mélange de fuel et d'essence.

6- Si on distille ce qui sort du réacteur, on obtient un produit jaunâtre un peu moins gras que le fuel et qui brûle comme celui-ci dans une soucoupe après avoir été chauffé (carburant Makhonine ? )

NOTA: J'ai remarqué, grâce à ce petit montage, que lorsqu'on fait passer des hydrocarbures dans le réacteur, il est mieux de ne chauffer que le dernier tiers de celui-ci côté sortie évidemment.


COMMENTAIRES SUR CES OBSERVATIONS.

Les observations 2 et 3 nous permettent d'affirmer que nous avons affaire à un produit capable de produire une température de flamme de 1400° avec l'air ambiant comme comburant puisque nous arrivons à fondre une lame d'acier. Qui dit mieux ? La vitesse de propagation de la flamme de ce produit est très rapide puisque la flamme se raccourcit et descend à l'intérieur du bec brûleur au fur et à mesure de sa montée en température et du bon réglage du carburateur. Par la même occasion elle devient pratiquement invisible (voir les photos de ma Page 8).

Qui peut faire aussi bien avec du simple fuel et l'air ambiant, et aussi simplement sans le réacteur Pantone ?6

A titre indicatif, voici les températures possibles en ° C avec:
Propane ou butane et air ambiant950°
Propane ou butane et oxygène pur1400°
Hydrogène et air ambiant environ2050°
Hydrogène et oxygène environ2550°
Gaz Pantone et air ambiantenviron 1400°
Gaz Pantone et oxygène pur?


Quelle température de flamme obtiendrions nous si le produit ou gaz Pantone était mélangé à de l'oxygène pur pour brûler?

Donc la question se pose de savoir comment on peut obtenir une température de flamme aussi élevée, alors que le comburant est l'air qui contient 80 % d'azote et que ce gaz est censé empêcher la montée en température de la flamme.

...Le point de vue de chimistes, spécialisés en combustions de tous types, serait le bienvenu...

C'est bien de parler de hautes températures, mais quel est le pouvoir calorifique d'un litre de mélange tonnant constitué de gaz Pantone et d'air en bonne proportion? C'est une question à laquelle il faudrait trouver une réponse pour avancer dans l'affaire Pantone, car ignorant cela je ne peux mettre un chiffre sérieux dans mon tableau pour faire une comparaison avec les autres carburants. Il faudra revenir sur ce point et procéder par comparaison probablement avec l'hydrogène ou ses dérivés.


ECONOMIES DE CONSOMMATION.

Parlons un peu des économies de consommation que certains observent dans leurs expérimentations.

Quand un moteur fonctionne à l'essence et qu'il est conçu pour l'essence, la combustion de celle-ci est obligatoirement incomplète dans des proportions variables selon la qualité de la carburation, de l'injection, du régime, etc. Cela fait que le gaspillage peut atteindre allègrement 10 à 15%.

Donc, le pouvoir calorifique théorique d'un litre de mélange tonnant à base d'essence (0,76), peut facilement s'effondrer à 0,70 c et même moins et pour avoir la puissance souhaitée, on accélère davantage ou on enrichit le mélange, bref, on gaspille de l'essence.

Par contre, si ce même moteur fonctionne avec des gaz du tableau, on peut considérer que les pouvoirs calorifiques indiqués seront correctement utilisés car les gaz se mélangent parfaitement avec l'air, ainsi le mélange tonnant brûlera dans sa totalité sans gaspillage, si évidemment les proportions du mélange sont correctes.

Maintenant, si nous équipons ce même moteur avec un réacteur Pantone alimenté à l'essence, à puissance égale le moteur consommera obligatoirement moins dans des proportions variables en fonction de ce qui est cité ci dessus.

Ceci est évident puisque le moteur fonctionne maintenant au gaz et qu'il n'y a plus le gaspillage du au mauvais mélange avec l'air. Il faut évidemment que le réacteur soit alimenté correctement sur toute la plage de fonctionnement du moteur, ce qui est une autre affaire.


Dans un premier temps, on peut dire que l'économie se situera uniquement à ce niveau.

Retenons aussi, qu'un même moteur, sans modification du taux de compression, développera des puissances différentes selon le pouvoir calorifique du mélange tonnant qu'il brûlera. Ce qui fait que ce même moteur développera plus de puissance avec le propane ou butane qu'avec l'essence. Il sera plus puissant avec l'essence qu'avec le gaz de gazogène. Il sera évidemment encore plus puissant avec l'hydrogène ou l'acétylène qu'avec les autres gaz. Il est quand même indispensable de dire au passage, qu'il n'est pas très malin d'alimenter au gaz un moteur prévu pour l'essence puisqu'on peut, sans risque d'auto allumage, augmenter considérablement son taux de compression si la solidité de la mécanique le permet, voire utiliser un moteur diesel comme base mécanique (conçu pour les hautes pressions).

Ainsi, on tire le profit maximum de l'énergie du gaz utilisé avec des rendements de 30 à 35% environ.

Il est donc bien illogique de brûler du gaz dans un moteur à faible taux de compression au rendement de 25%.

Donc, si on installe correctement un réacteur Pantone sur un moteur à essence sans modification de son taux de compression, on aura comme résultats:

- Economie d'essence.
- Effondrement de la pollution.
- Rendement inchangé.
- Puissance indéterminée, mais identique si même pouvoir calorifique du mélange tonnant.

Même cas, mais avec augmentation du taux de compression du moteur.

- Economie d'essence.
- Effondrement de la pollution.
- Rendement augmenté.
- Augmentation de la puissance.

NOTA: Il est évident, que ce moteur surcompressé ou pas et équipé du réacteur Pantone, pourra fonctionner avec n'importe quel hydrocarbure, fuel, huile minérale, huile végétale etc, pourvu que vous puissiez le pulvériser finement en le chauffant éventuellement pour le passer dans le réacteur.
Il vous faudra, par contre, démarrer votre moteur avec un gaz (propane/butane) jusqu'à ce que les gaz d'échappement aient chauffé le réacteur à bonne température.


HISTOIRE D'EAU

C'est toujours le mystère pour expliquer les résultats obtenus avec l'eau grâce au réacteur Pantone. Je vais donc ci dessous vous fournir des explications plausibles.

LA COMBUSTION DE L'EAU DANS LES MOTEURS.

Dans cette dernière partie de mon " discours ", je vais vous parler de cette possibilité de "brûler" de l'eau dans un moteur grâce au réacteur de Monsieur Pantone.
Mais avant, pour commencer, il convient de faire le point sur ce que nous savons des tentatives qui ont été faites sur ce sujet.
Toutes les tentatives se ressemblent et ont toujours consisté à introduire une petite quantité d'eau dans le mélange tonnant par pulvérisation dans le circuit d'admission du moteur avant ou après le carburateur.
Le résultat se traduit semble-t-il, par une petite augmentation de puissance du moteur d'où découle une légère baisse de consommation de 2 à 5%. Une augmentation de la quantité d'eau injectée produit l'effet inverse.
La cause exacte de cette petite augmentation de puissance est mal définie, on peut imaginer que :

- L'eau se transforme en vapeur et permet à la pression dans le cylindre de se maintenir plus longtemps au début de la descente du piston. Ce qui fait que la pression instantanée, au moment de l'explosion, serait moins importante et durerait un peu plus longtemps (comme pour le moteur diesel).

- Soit que l'eau injectée se dissocie dans la flamme de l'explosion, et l'H + l'O, en brûlant immédiatement restituent à nouveau l'eau qui se transforme en vapeur. Ce qui fait que cette succession de transformations "étale" aussi la pression dans le cylindre comme dans le cas précédent.

Pour ces deux cas, il faut comprendre, que l'injection d'eau n'amène pas d'énergie supplémentaire au moteur, mais que par ce moyen le moteur tend à fonctionner plus à pression constante qu'à volume constant comme pour un diesel.
Il est donc possible que la petite augmentation de puissance observée ait pour cause une légère modification du rendement due à cet "étalement" de la pression.


CONCLUSION.

- Première règle: pour espérer faire quelque chose de significatif avec l'eau (avec l'énergie qu'elle contient), il faut éviter de lui faire subir une transformation quelconque, intégralement avec l'énergie calorifique du mélange tonnant prise à l'intérieur de la chambre de combustion et du cylindre.

- Deuxième règle: si on veut tirer profit de l'eau, il faut que toutes interventions faites sur elle (dissociation ou vaporisation), soit partiellement ou entièrement faite avec de l'énergie "perdue" prélevée sur les gaz d'échappement et éventuellement sur l'eau de refroidissement du moteur.

Petit rappel sur la dissociation de l'eau à haute température.

Dans certains cas, l'eau est censée se dissocier à la température d'environ 900° (par exemple, en passant sur du carbone à cette température, comme dans un gazogène).
La dissociation d'un litre d'eau (1kg) à 0° nécessite 3830 calories, donc un peu moins, prise à température ambiante.
Une calorie dissocie donc 0,265 gramme d'eau.
Un gramme d'eau dissociée donne 1,24 l d'hydrogène et 0,63 l. d'oxygène.
Un litre d'hydrogène qui brûle avec 0,63 litre d'oxygène donne 3,09 calories.
Un litre de mélange parfait (H2 + O) donne 2,03 cal.
Les 3830 calories dépensées lors de la dissociation d'un litre d'eau sont finalement restituées dans la combustion des gaz de la dissociation (sous forme de chaleur et de vapeur).
Pour transformer 1 gr d'eau en vapeur à 100° il faut 0.637 Calories.
Un gramme de vapeur à 100° représente donc 0,637 cal.
Un gramme de vapeur à 100° occupe un volume de 1,29 litre
Un litre d'air à 100 ° représente 0,029 calories.

NOTA: rien ne prouve pour l'instant, que l'eau injectée dans un réacteur Pantone, soit véritablement dissociée comme c'est probablement le cas pour les hydrocarbures, car le niveau de température est insuffisant dans le meilleur des cas sauf si le phénomène électrostatique aide la dissociation ou si le réacteur fonctionne comme un gazogène miniature.

Il y a entre autres, trois possibilités à envisager :

- L'eau est complètement dissociée dans le réacteur.

- Lorsque de l'eau et un hydrocarbure alimentent le réacteur, celle ci est dissociée au contact du carbone à haute température.

- Lorsque l'eau passe seule dans le réacteur mélangée à de l'air, ce mélange air/vapeur sèche est dissocié dans le moteur.

Première possibilité :

Personnellement, je ne pense pas que l'eau puisse être dissociée dans le réacteur, quand elle passe seule dans le réacteur (comme c'est le cas dans les montages faits sur les diesels de tracteur ou autres engins).

Deuxième possibilité :

L'eau est peut être dissociée si on envisage que le réacteur fonctionne comme un gazogène miniature lorsqu'un hydrocarbure passe aussi dans celui-ci. Comme il entre dans le réacteur, un hydrocarbure, de l'eau et un peu d'air le tout porté à haute température par les gaz d'échappement, on peut supposer que l'eau se décompose au contact du carbone. Il sortirait ainsi du réacteur un mélange gazeux composé d'hydrogène, d'oxyde de carbone et d'azote.
L'hydrocarbure ayant fourni une partie de l'hydrogène.
L'eau ayant fourni aussi de l'hydrogène.
L'oxyde de carbone proviendrait du carbone de l'hydrocarbure.
L'azote proviendrait de l'air ayant passé dans le réacteur.
Ceci est une possibilité très plausible.

Troisième possibilité :

L'eau est transformée en vapeur sèche puis dissociée dans le moteur avec comme bénéfice, les calories prélevées dans le réacteur sur les gaz d'échappement. En effet, la vapeur pénétrant dans le moteur à une température de 100° à 300°, prélèvera moins d'énergie pour sa dissociation sur la combustion du carburant, ce qui se traduira de toute façon par une économie de celui ci et un effet "boule de neige" au niveau de la quantité d'eau injectable au fur et à mesure de la montée en température du moteur et de la puissance demandée.

Il est à noter que c'est cette solution simplissime qui est appliquée aux moteurs diesel de tracteurs et autres, et qui ne sont aucunement modifiés dans leur alimentation en gas-oil et sont seulement équipés d'un réacteur Pantone qui traite l'eau.

C'est avec cette application du système PANTONE, qu'on a les résultats les plus spectaculaires parce que l'adaptation est très simple.


ETUDE DETAILLEE DE CETTE TROISIEME POSSIBILITE.

Je pense sincèrement que l'explication qui suit est la plus logique pour justifier les spectaculaires résultats obtenus avec les moteurs diesel équipés du réacteur Pantone.

Petit rappel:

Si on injecte traditionnellement une toute petite quantité d'eau à température ambiante (10 à 20°) dans un moteur, celle ci se dissociera dans la haute température de la combustion du mélange tonnant en prélevant une certaine quantité d'énergie calorifique et abaissant théoriquement pendant une infime fraction de temps la température des gaz de combustion, donc la pression. En fait, les produits de la dissociation étant un mélange parfait d'hydrogène et d'oxygène, vont instantanément exploser et restituer la totalité de l'énergie empruntée au combustible sous forme de calories, remontant la température donc la pression du volume gazeux avec l'aide de la vapeur ayant fait son apparition suite à la combustion de H + O. J'ai déjà expliqué le petit bénéfice que l'on pouvait obtenir avec cette façon de faire.

Examinons maintenant le cas d'un moteur diesel de tracteur agricole équipé d'un réacteur Pantone traversé par de l'air humide et chaud provenant d'un bulleur ou autre dispositif (voir ma page 7).

Sans se compliquer la vie, on peut faire quelques calculs très simples et très édifiants.

Les calculs seront faits:

- Sur la base d'un litre d'air aspiré par le moteur puisque nous avons à faire à un diesel.
- Sur une injection de fuel représentant 0,5 calorie au départ (80% du possible pour un litre d'air).
- Sur une injection de 0,05 gramme d'eau.
- Sur le fait que les pertes en calories dans les gaz d'échappement sont évaluées à 45% (puisque c'est un diesel)

Pertes par l'échappement45% de 0,50,225 calories
Pertes diverses20% de 0,50,100 calories
Energie mécanique récupérée35% de 0,50,175 calories
TOTAL0,500 calories

Je rappelle donc que l'eau décomposée avec les calories dégagées lors de la combustion du mélange air/fuel, n'apporte aucun gain significatif, puisque l'énergie prélevée sur cette combustion sera simplement restituée dans l'instant qui suit.

Par contre, si cette eau en vapeur mélangée à de l'air, ayant donc "engrangé" une certaine quantité de calories en traversant le réacteur (calories normalement perdues), est injectée dans le moteur, cette quantité de calories ne sera pas prélevée sur la combustion du fuel injecté dans le moteur. Il faut bien comprendre que c'est à ce niveau que réside le gain en puissance ou l'économie de carburant.

Donc, au lieu de se lancer dans des calculs difficiles et de toute façon imprécis compte tenu de la complexité des problèmes de combustion des moteurs, il suffit de calculer le nombre de calories que contiennent l'eau et l'air qui vont pénétrer dans le moteur et on aura "approximativement" le niveau de l'économie réalisable.

Ce nombre de calories, ou finalement pouvoir calorifique, représente le surcroît de puissance possible ou plutôt l'économie de carburant réalisable.

Travaillons sur un diesel arrivé à sa température normale de fonctionnement qui avale de l'air ambiant à 20° environ. Après sa compression (40kg) cet air sera à environ 700°.

Si le même diesel avale un mélange air /vapeur d'eau à 100°, après compression la température atteinte est théoriquement considérable, mais en pratique, je pense qu'elle doit se situer aux alentours de 1200°.
D'ailleurs, à cet endroit précis, l'aide de spécialistes en compression de gaz et de vapeur serait la bienvenue, car ce qui se passe dans le moteur à ce moment là ne manque pas d'intérêt.

Finalement, l'injection de fuel a lieu dans une chambre de combustion où l'air et la vapeur d'eau sont à une température mal définie, mais considérable.
Quel qu'en soit son niveau, cette haute température, ne peut qu'être une bonne chose, car le fuel, dès son injection, est bien capable d'être dissocié comme la vapeur d'eau.

On comprend tout de suite, que ce qui est très mauvais pour un moteur fonctionnant normalement, devient indispensable pour pouvoir "Brûler de l'eau", à savoir que ce qui rentre par l'admission soit très chaud.

Dans ce cas de figure, il va rentrer dans le moteur:

- 0,9 litre d'air à 100° soit 0,020 calories

- 0,05 gramme (0,62 litre) de vapeur d'eau à 100° soit 0,032 calories.

Soit un total de 0,052 cal.

On peut dire tout de suite que ce sera approximativement l'économie qui sera faite sur l'énergie contenue dans le carburant injecté.
Cette quantité d'énergie prise sur l'échappement est infime pour une si faible quantité d'eau traitée, 0,052 sur les 0,225.

Comme on a injecté 0,50 cal. de fuel, on peut déduire 0,052 cal soit sensiblement 10 %. Pour la même énergie fournie par le moteur, la consommation sera donc diminuée de 10 % et on aura seulement à injecter 0,448 cal. dans celui-ci.

Je sais que ma façon de calculer va effrayer les spécialistes en moteur, je sais que je n'ai pas tenu compte de bien des paramètres parce que je n'ai pas envie d'écrire un livre, mais le résultat final n'en souffre pas trop. Même si les calculs souffrent d'une simplicité enfantine, ce qui est le plus important est de savoir ce qui ce passe, pour savoir comment travailler, lorsqu'on réalise concrètement, ce qui n'était pas le cas jusqu'à maintenant.

Ayant compris cela, vous pourrez maintenant introduire de plus en plus de vapeur d'eau (quatre à cinq fois et plus) avec un peu d'air, la quantité de fuel à injecter, pour maintenir la puissance du moteur, baissera progressivement, et il arrivera un moment où elle ne sera plus que "l'allumette" qui déclenchera le processus.

On a observé, qu'à puissance développée maintenue, certains tracteurs agricoles consomment quatre à cinq fois moins qu'en marche normale.
Il y aura toujours suffisamment d'énergie dans les gaz d'échappement à condition d'éviter les pertes calorifiques lorsque le moteur fonctionne à bas régime.
Si on réfléchit bien, il arrive un moment où ce n'est plus l'énergie du carburant injecté qui représente la puissance mécanique utilisable fourni par le moteur, mais celle récupérée sur l'échappement.

En effet, dans notre cas de figure (voir ci dessus) l'énergie mécanique utilisable ne représente que 0,175 cal. Sur les 0,50 investis, et le tout petit apport d'eau, 0,05 gramme représente 0,032 cal.


OBSERVATIONS

Au sujet de l'air chaud qui entre dans le moteur.

Celui qui n'aura pas encore assimilé ce qui vient d'être dit, avancera que c'est très mauvais de faire entrer de l'air très chaud dans un moteur, dans un moteur classique oui, mais pas dans un moteur équipé Pantone pour brûler de l'eau.

Il vous expliquera que le carburant injecté lorsque le moteur arrivera à son plein régime n'aura pas assez d'oxygène pour brûler parce que l'air dilaté en contient moins, et que le moteur ne pourra par fournir toute sa puissance puisque d'une part il va "manquer d'air" et d'autre part parce que la puissance et le rendement dépendent de la différence qu'il y a entre la température de ce qui entre dans le moteur par l'admission et ce qui en sort par l'échappement.

En fait avec le système Pantone, il faut apprendre à penser autrement. Avec le réacteur Pantone, à froid, le moteur diesel "avale" sensiblement l'air dont il a besoin pour tous les régimes parce que le réacteur est froid (supprimer éventuellement l'injection d'eau). Petit à petit le réacteur monte en température, et on peut commencer l'injection d'eau en toute petite quantité. Par la suite, plus le moteur fournira de puissance, plus on peut injecter d'eau dans le réacteur.

Il faut noter que quand il est suffisamment chaud, le moteur fonctionne au gaz à 100% parce que même le fuel injecté se décompose en s'enflammant. A ce moment la, le moteur sera un moteur à "explosion" et non plus à combustion.

En conclusion, plus le moteur "force", plus on peut y injecter d'eau et moins on consommera de fuel et moins on aura besoin d'oxygène, ce qui fait que la température de l'air admis importe peu, à ce niveau là du moins.

Il faut noter aussi, que sur le plan thermique, le fonctionnement du moteur ainsi équipé, est complètement "décalé", parce que ce qui entre par l'admission est à une température très élevée (plus de 100°), et les gaz qui en sortent sont aussi à une température très largement au dessus de la normale.

Précautions à prendre pour l'installation du réacteur sur l'échappement.

A haut régime moteur, il n'y aura pas de problème pour chauffer suffisamment le réacteur et chauffer un maximum d'eau. Mais si on veut pouvoir en passer un maximum à bas régime sans risquer de trop le refroidir, il convient de soigner la sortie d'échappement de façon à ce que les gaz ne se refroidissent pas trop par la culasse et la pipe d'échappement. Il faut installer un joint plus épais entre la pipe et la culasse réalisé en une matière isolante pour éviter que la chaleur accumulée sur cette pipe ne remonte à la culasse. On peut envisager aussi une isolation de cette pipe et du réacteur.


UN PETIT MOT AU SUJET DU REACTEUR MONTE EN BRULEUR.

Il n'est pas très intéressant économiquement de vouloir faire un brûleur de chaudière avec le réacteur Pantone, sauf si on désire construire une mini-chaudière utilisant le même genre de cheminée qu'une chaudière à gaz traditionnelle.
Il n'y a pas tellement intérêt à essayer de "brûler" de l'eau puisqu'il n'y a pas d'énergie perdue à récupérer, ou très peu.
De plus la conception d'un brûleur fiable et sécurisé est une affaire assez délicate, et la chaudière doit entièrement être conçue pour le brûleur lui-même.


UN PETIT MOT AU SUJET D'UN MOTEUR TURBINE A GAZ avec le réacteur PANTONE.

Etant donné que les moteurs de turbine à gaz ont un rendement intéressant, il pourrait être valable de concevoir un moteur turbine alimenté par un réacteur qui décomposerait du fuel ou autre dérivé du pétrole, de la végétation, ordures ménagères etc.


J'espère que cette nouvelle "Page" vous aidera dans vos travaux sur le réacteur Pantone, et même vous permettra de découvrir de nouveaux aspects de cette affaire qui nous réserve encore des surprises. David M

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