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DOSSIER PANTONE : LES PAGES DE MICHEL DAVID

 

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CE QU'IL FAUT NECESSAIREMENT SAVOIR SUR LE FONCTIONNEMENT DES CARBURATEURS POUR REUSSIR LEUR ADAPTATION SUR LES REACTEURS PANTONE

Page créée le 27/12/2001


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Voici plusieurs mois, j'ai écrit mes dix premières pages sur le réacteur GEET de Monsieur PANTONE. Dés le début j'avais averti que le réacteur, objet du brevet, ne posait pas de problème et que toutes les difficultés pour son adaptation sur un moteur, se situeraient dans la conception des accessoires nécessaires à son fonctionnement.

Si vous relisez avec attention mes pages, vous constaterez que j'avais énuméré ces difficultés et avais proposé quelques solutions pour en venir à bout.

Comme je l'avais dit, le système du "bulleur" n'est pas la meilleure solution pour équiper le réacteur destiné à un véhicule ou une installation définitive, bien qu'il soit très facile à mettre en oeuvre pour se convaincre de l'intérêt de l'invention.

Après les premières expérimentations, il vaut mieux s'orienter vers des systèmes à pulvérisation comme le carburateur ou l'injecteur.

Je ferai bientôt une page sur un montage avec injection, qui sera la solution idéale , mais il faudra être capable de mettre en oeuvre un peu d'électronique, d'installer une pompe etc. Enfin, il n'est pas utile de mettre en oeuvre toute cette technologie pour des petits moteurs à un cylindre, surtout s'ils doivent fonctionner à vitesse constante, (groupe électrogène).

Donc il est bon de continuer de travailler sur la carburation, à condition de bien comprendre ce que l'on fait et les résultats que l'on souhaite obtenir.

Faire fonctionner un carburateur normal, sur un réacteur PANTONE, est délicat pour le simple fait que la dépression et le débit sont très faibles dans celui ci à cause de la prise d'air juste avant l'admission.

J'ai déjà évoqué ce grave problème, et j'ai décrit un système de vanne rotative qui ferme un instant l'entrée d'air, pendant le temps admission, pour avoir la dépression maximum et produire le fonctionnement du carburateur.

Ce dispositif est satisfaisant mais il faut disposer d'un atelier et être capable de construire un tel mécanisme et aussi de pouvoir le raccorder à l'arbre moteur.

A cause de ces inconvénients, je pense utile de vous décrire maintenant le moyen d'obtenir de bons résultats sans vanne rotative et sur la base de carburateurs classiques.

Notez au passage, que dans des conceptions de nouveaux moteurs équipés de réacteurs PANTONE, on peut imaginer qu'ils soient pourvus de deux soupapes d'admission dont l'une servirait uniquement à l'introduction du gaz "GEET "et l'autre à l'admission de l'air avec un certain décalage dans leur ouverture. Par ce moyen on disposerait d'une forte dépression dans le réacteur ce que je parviens à faire avec mon distributeur rotatif d'air.

Je vous signale aussi qu'on peut imaginer un obturateur rotatif libre , non raccordé à l'arbre moteur, ce qui simplifie un peu. Il est conçu comme une turbine ou une hélice dont les pales obtureraient complètement l'entrée d'air pendant un bref instant en tournant toute seule avec la circulation de l'air. Bien que simple, c'est quand même un dispositif qu'il faut construire avec soin, avec de petits roulements, pour ne pas gaspiller d'énergie et pouvoir tourner à grande vitesse sur sa lancée. Personnellement j'en ai réalisé un avec le moteur et le plateau d'un disque dur d'ordinateur qui a des roulements de haute qualité.

Commençons par faire un petit rappel sur le fonctionnement approfondi d'un carburateur courant, ce qui est en réalité, connu de peu de gens.

Je vais laisser de côté les circuits annexes, comme ceux du ralenti, du starter, du dispositif de reprise et autres qui sont sans intérêt pour nous, pour ne décrire que le fonctionnement du circuit principal, c'est à dire, le puits d'émulsion.


UN PUITS D'EMULSION : " COMMENT CA MARCHE ? "





 Pendant le temps admission, la dépression fait que l'air extérieur est aspiré à travers le venturi, la dépression aspire aussi l'émulsion qui se produit dans le puisard, l'extraction de l'émulsion est ainsi renforcée par l'effet venturi produit par l'air qui circule dans la buse. En y regardant de plus près, on constate, que le puisard, ou puits d'émulsion, équipé de son tube d'émulsion et de ses deux gicleurs, constitue un véritable petit "bulleur".

Puisque ce bullage se fait avec très peu d'air, c'est donc plus un aérosol que des vapeurs de carburant qui sort du puisard.

Cet aérosol d'air et de carburant reçoit dans la buse le complément d'air nécessaire à la bonne combustion dans le moteur.

Le puisard avec ses gicleurs est la partie la plus importante d'un carburateur, car il est à lui seul un véritable dispositif d'automaticité indispensable pour produire les bonnes proportions air carburant à tous les régimes moteur. En effet, si nous supprimons le tube d'émulsion et son gicleur d'air, en conservant le gicleur de carburant, nous aurions un carburateur genre pistolet à peinture. Avec ce dispositif et un gicleur très petit, il serait possible de faire marcher correctement un moteur à un certain régime, mais à l'accélération, le mélange air carburant se déséquilibrerait, et nous aurions rapidement beaucoup trop de carburant dans le mélange, ce qui n'est pas le but recherché. Un tel carburateur ne pourrait convenir à un moteur à régime variable.

Nous comprenons donc, qu'avec ce dispositif, plus le moteur accélère, plus l'air est aspiré rapidement dans la buse entraînant le carburant en proportion croissante , alors qu'il faudrait que cette proportion reste constante à tous les régimes.

Abstraction faite de la finesse de la pulvérisation, nous nous trouvons, ici, devant le principal problème du carburateur , car il est nécessaire d'envoyer dans un moteur à tous les régimes la juste proportion air/combustible.

Différents dispositifs ont été imaginés pour venir à bout de ce problème, mais celui que je vous présente ici est le plus simple et le plus efficace et presque généralisé sur les carburateurs actuels. Il est le plus simple dans sa construction, mais difficile à mettre au point.

Comment marche ce dispositif ?

A l'ouverture du papillon, la dépression aspire de l'air, plus une émulsion d'air et de carburant en provenance du puisard. Au repos le niveau du carburant dans le puisard est déterminé par le niveau dans la cuve régulé par le flotteur et son pointeau.

En fonctionnement, de l'air est aspiré par le gicleur dit d'automaticité, et se mélange avec le carburant dont le débit est limité par la taille du gicleur correspondant.

L'émulsion, qui se produit dans le puisard, a une hauteur plus ou moins importante le long du tube d'émulsion et est variable en fonction de la dépression. On pourrait croire que la proportion d'essence aspirée va croître rapidement, et bien il n'en est rien, car l'air aspiré avec de plus en plus de force et en priorité, va faire baisser progressivement le niveau de carburant dans le puisard, ce qui fait que l'émulsion produite sera de plus en plus pauvre en carburant, et la rapidité de cet appauvrissement dépendra de la section des deux gicleurs, des trous dans le tube, de la section du puisard etc.

IL EST IMPORTANT DE COMPRENDRE LE FONCTIONNEMENT DE CE DISPOSITIF QUI EST L'AME D'UN CARBURATEUR.

Il est inutile de "bricoler" sur des carburateurs sans cette connaissance.

Grâce à ce dispositif, on arrive à obtenir, par tâtonnement dans le choix des composants, un résultat acceptable. Vous avez compris maintenant, que pour alimenter correctement un moteur à tous régimes, un carburateur doit fournir un mélange bien proportionné sur toute sa plage de fonctionnement. Evidemment, on n'arrive jamais à la perfection, mais chaque fabriquant de carburateur fait des efforts pour cela, et use de différents artifices pour s'en approcher.

En dehors du diamètre de la buse qui doit être suffisant pour ne pas freiner l'admission d'air à plein régime moteur, il est donc indispensable de régler avec soin les différents éléments de ce dispositif d'automaticité, c'est à dire qu'il faut faire:

- Le bon choix du gicleur de carburant.
- Le bon choix du gicleur d'air.
- Le bon choix du tube d'émulsion.
- Le bon choix de la section du puisard.
- Le bon choix du niveau du carburant dans la cuve.

Les paramètres sur lesquels il faut agir étant nombreux, il est très difficile de mettre au point une carburation correcte, mais vous pouvez vous inspirer d'un carburateur existant et de la cylindrée du moteur qu'il équipait.

Sachez également qu'il y a différentes configurations du puisard et de ses éléments. Sur certains carburateurs, le gicleur est installé à l'extrémité du tube d'émulsion. C'est très pratique pour les mises au point, car on peut retirer d'un seul coup de tournevis, le tube et ses deux gicleurs sans avoir à vider le carburateur (voir dessin).

Sur d'autres, le puits et son tube d'émulsion sont installés au centre de la buse, on peut remplacer facilement le gicleur d'air et le tube d'émulsion, mais le gicleur principal est généralement difficile d'accès.

Il faut noter que malgré ces différentes configurations, le principe de fonctionnement est toujours le même.

Evolution du raisonnement pour parvenir à installer un carburateur sur un moteur équipé du réacteur PANTONE.

Dans le cas d'un moteur équipé d'un carburateur, l'addition d'air à l'émulsion, se fait dans la buse tout de suite à la sortie du puits d'émulsion.

Dans le cas d'un moteur équipé d'un réacteur PANTONE avec "bulleur", le réacteur s'intercale entre l'entrée d'air principale et le bulleur.

Le puits d'émulsion d'un carburateur étant une sorte de petit bulleur, on peut envisager d'intercaler le réacteur entre l'entrée d'air et ce puits d'émulsion. Le réacteur servant à transformer l'aérosol en gaz avant de lui ajouter l'air, c'est bien ici que se situe sa place.

Donc le puits d'émulsion est un mini bulleur qui a l'avantage de nécessiter peu d'air et surtout peu de dépression pour fonctionner. C'est exactement ce qu'il nous faut, puisqu'il y a peu de dépression dans le réacteur à cause de la prise d'air principale qui nous pose tant de problèmes, et comme il faut presque toujours, selon les cas, rajouter un peu d'air à la sortie du puits d'émulsion, cela n'arrange pas les choses à ce niveau. Cette opération se fait avec un long venturi et une toute petite vanne d'air jumelée à la vanne d'air principale (voir dessin).

 
Les dessins ci-dessous, en disent plus qu'un long discours, et vous n'aurez plus qu'a tâtonner pour trouver les bons réglages de votre puits d'émulsion, ce qui sera facile puisque maintenant vous savez à quoi il sert et comment il fonctionne.



J'ai préalablement dit, que dans certains carburateurs, le tube d'émulsion était à la fois porteur du gicleur d'air et du gicleur de carburant. Cette configuration est intéressante, car on peut rapidement enlever l'ensemble pour changer les réglages, sans avoir à vider le carburateur. Sur ce genre de carburateur, on peut envisager d'enlever à la scie à métaux, la partie supportant la buse et le papillon, de façon à pouvoir fixer un tube sur la sortie du puits d'émulsion, qui sera raccordé au réacteur (voir dessins).



Vous serez dans tous les cas, obligé de rajouter un tout petit peu d'air à l'émulsion sortant du puisard. Cet ajout d'air pourra être fixe ou réglable, voir les dessins.

 

NOTA: si vous disposez, comme moi-même des machines outils, vous pourrez construire le puits d'émulsion à votre convenance et n'utiliser que la cuve d'un carburateur, en récupérant les gicleurs par ci par là ou même en les faisant vous mêmes.

Il faut noter, qu'après un préchauffage du réacteur de quelques minutes en fonctionnant à l'essence, tous les moteurs peuvent être alimentés au gas-oil. Il est évident, qu'à ce moment là, les moteurs fonctionnent en réalité au gaz, avec tous les avantages que cela comporte.

Si vous décidez de faire fonctionner un moteur au gas-oil, vous devrez en tenir compte pour régler les paramètres de votre carburation qui ne seront pas les mêmes qu'à l'essence, pourvu que le fonctionnement se fasse à l'essence pour le préchauffage même avec un mauvais réglage.

Il est vrai que le fonctionnement des carburateurs mériterait de plus amples explications et un livre entier n'y suffirait pas, mais ce que je vous en ai dit ici, en le simplifiant, devrait vous aider à y voir un peu plus clair.

David M.

 

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